Tout en Finesse

Du 8 au samedi 17 janvier 2015

Tout en Finesse

Mise en scène : Anne bouvier
Collaboration artistique : Carole Greep
Musique : Hervé Devolver
Chorégraphie : Linda Faoro
Créa lumières : Denis Koransky
Assistants de mise en scène : Pierre Helie et Nicolas Soulie

Genre : Humour

Comment peut-on danser quand on est gros ?
Comment peut-on avoir des enfants quand on est homo ?
Comment apprécier un film récompensé au festival de Cannes quand on est heureux tout simplement ?
Avec quelques pas chassés, des cabrioles et des grands jetés, Rodolphe Sand, perché sur des demi-pointes, enveloppé dans un tutu, se fait raconteur de sa réalité.
Voici la variation tout en finesse du comédien qui nous a fait rire dans “Mission Florimont” et dans” Dernier coup de Ciseaux”.
Rodolphe Sand : Il faut le voir pour le croire.

Distribution :

Rodolphe Sand

Note de mise en scène :

Elèves à la Rue Blanche, amis à la ville, mariés a l’écran, tour a tour, acteur, et metteur en scène, Rodolphe m’a offert le role principal de « La bombe », comédie de Carole Greep, et aujourd’hui il me confie la mise en scène de son One man show.
C’est une collaboration à trois têtes: Carole Greep, Rodolphe et moi-même: trois rencontres humaines et artistiques.
Ce spectacle, nous l’avons voulu drôle (évidemment), original (on l’espère), poétique (par moments) et efficace (parce qu’on compte bien le jouer longtemps) Artiste atypique et complet il est à la fois danseur classique, chanteur, acteur, metteur en scène, fervent défenseur des vieux (il en faut), critique de films intellos: le tout avec générosité, tendresse, humour et surcharge pondérale. Ce spectacle lui ressemble et parlera à toutes et à tous parce qu’il est unique.
Le décor: Un banc. Une servante de théâtre, accessoire permettant d’être «habillé» différemment au fil des sketches afin d’en raconter l’atmosphère.
La musique et les lumières ont aussi une place très importante.
Je me suis attachée à travailler les liens entre chaque sketch, afin de donner au seul en scène une véritable unité.
Ainsi, les spectateurs peuvent assister aux diverses transformations de Rodolphe, au sens propre comme au sens figuré, et apprécier ses talents de comédien.
Anne Bouvier

Presse :

« J’ai arrêté la danse, il y a 25 kg », déclare un Rodolphe Sand tout en rondeurs et… tutu, après quelques entrechats.
Dès son entrée en scène, l’acteur, donne le ton de ce premier one-man-show plein d’autodérision. Et de sensibilité, notamment, quand il s’interroge: « Comment peut-on avoir des enfants quand on est homo? » Entre deux personnages déjantés, Rodolphe Sand livre une vision drolissime des Palmes d’or de Cannes.
Dans une mise en scène habilement conçue, on découvre un comédien subtil qui, d’une mimique, d’un regard, voire d’un silence, nous fait basculer de l’hilarité à l’émotion. S’il est dénué de vulgarité, la crudité de certains propos fait que ce spectacle est à réserver à un public adulte. »

Télérama

 » Ne vous fiez pas à ses rondeurs et à ce tutu qui, de prime abord, parait plus loufoque que professionnel: Rodolphe Sand est un très bon danseur classique. Véritable cas d’école, l’humoriste qui propose « Mythoman » son one-man-show, au café-théâtre des Minimes, est à la fois auteur, acteur, metteur en scène et danseur et aligne un parcours pour le moins complet qu’il décline avec une modestie qui l’honore (…)
Rodolphe Sand Fait partie de ces comédiens dont on dit qu’ils pourraient lire le bottin en le rendant passionnant. De ces personnages nés pour capter l’attention et faits pour qu’on les écoute. Dans sa gestuelle, sa façon de regarder le public, bien en face, de le saisir, de l’accrocher dans ses délirs qui tombent au cordeau. A une différence près: ce n’est pas le bottin, mais des textes plein d’humour, ciselés et incisifs et qui tapent juste que Sand nous envoie direct. Qu’il nous fasse le portrait d’une star en Afrique venue faire de « l’humanitaire » « Pas d’apéro, pas d’eau, pas de thalasso » ou celui de la mère porteuse croisée, lui qui, homo et en couple souhaitait avoir un enfant…
Pour notre part, nous avons adoré ses descriptions des films primés à Cannes qui nous rappellent combien ce sont des films bien plombants qui repartent dorés sur tranche. Ainsi « La pianiste » façon Sand, devient il désopilante. Ainsi encore « Dancer in the Dark » (palme d’or 2000) avec ce commentaire qui tombe sous le sens « Là où je mets un petit bémol » commente Sand le doigt levé « c’est Deneuve dans le rôle d’une ouvrière métallurgiste. Elle était où Yolande moreau? Trop chère? »
Sand: il faut le voir pour le croire… « 

Nicole Clodi – La Dépêche du Midi – 18 Mai 2013

Galerie photos :

© Crédit photo: Tout en Finesse


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